Quand le corps se transforme, c’est aussi dans
la tête que des changements s’opèrent.
Indifférence ou agressivité, ennui généralisé
ou passions soudaines, révolte ou dépression,
les humeurs et les envies changent au rythme où
l’on se cherche. Se sentir grandir donne envie
de tout connaître,
de se dépasser et parfois de prendre des risques.
Dans l’amitié et dans l’amour, engager
son corps et/ou son coeur dans une relation, c’est
peut-être s’exposer affectivement et physiquement
et éprouver bonheur et/ou souffrance. Mieux comprendre
ses désirs peut aider à s’accepter,
à savoir dire oui, à savoir dire non à
l’autre. L’attention, l’écoute
et le respect mutuel aident à découvrir
l’autre et à se connaître soi-même.
C'est
quoi l'amour ?
L 'amour n'a pas de définition universelle.
Pour certains, c'est un sentiment profond et incontrôlable
qui remplit de bonheur.
L'amour se manifeste
par une très forte envie d'être ensemble
et parfois de tristesse lorsque l'être aimé
est absent.
L'amour, c'est l'envie de donner,
de recevoir, de faire découvrir, de partager.
C'est parfois un désir trop possessif de
l'autre, champ privilégié pour le
développement de la jalousie.
suivant
L'amour est parfois
bien caché (beaucoup ont du mal à le montrer)
mais il suffit de peu de chose pour qu'il s'exprime.
En attendant d'être amoureux, peut-être
est-il important de s'accepter et de s'aimer soi-même
!
C’est quoi
la sexualité ?
La sexualité nous concerne tous dès la
naissance et évolue jusqu’à
la fin de la vie.
Tout notre être y participe. En matière
de sexualité, il existe des limites fixées
par la loi, mais il n’y a pas de norme universelle.
Ce qui compte, c’est son désir personnel
et le respect du désir et du non-désir
de l’autre.
Quel
est l’âge moyen des premiers rapports
sexuels ?
Il n’y a pas d’âge idéal pour
avoir ses premiers rapports sexuels, chacun doit
pouvoir ressentir quand
il est prêt et surtout, quand le désir
est partagé. A titre indicatif, l’âge
moyen, en France, des premiers rapports sexuels
est autour de 17 ans.
retour au debut
Les
préliminaires
On appelle préliminaires les gestes qui préparent
les corps à l’acte sexuel. Ils sont souvent
constitués de caresses
sur tous le corps (pas seulement des zones érogènes),
de baisers, de mots
doux. Très importants pour les filles,
ils lui permettent d’avoir une lubrification vaginale
suffisante pour ne pas avoir mal
lors de la pénétration.
Des frottements contre
le pubis, entre les cuisses ou les seins d’une
fille peuvent apporter du plaisir. Des caresses avec
un doigt humide, la bouche ou la langue au niveau du
clitoris et sur l’ensemble de la vulve peuvent
aller jusqu’à procurer un orgasme. Quant
au garçon, on peut caresser le pénis avec
la main, la langue ou la bouche (fellation). Les préliminaires
font partie intégrante de l’acte sexuel
mais la pénétration n’est pas obligatoirement
l’issue de ce jeu à deux. A eux seuls,
les préliminaires peuvent procurer du plaisir.
Ils servent aussi à mieux connaître son
corps
et le corps de l'autre.
Comment fait-on l’amour ?
Il y a de nombreuses façons de faire l’amour
et à chacun de découvrir ce qui
lui convient le mieux. Cela peut prendre la forme
de nombreuses caresses sur tout le corps, de baisers
tendres, de stimulations (du pénis, de
la vulve, des petites et grandes lèvres)
et parfois de pénétrations. L’important
c’est d’en avoir envie et de se sentir
prêt.
suivant
Les limites étant
le désir, le respect de l’autre et…
vos imaginations ! Faire l’amour, c’est
souvent une façon d’exprimer à l’autre
ses sentiments; vous êtes attirés l’un
par l’autre et décidés, quand vous
serez prêts, à partager votre tendresse
et votre corps.
Comment
fait-on l’amour sans pénétration
?
Il est possible de partager beaucoup de plaisir sans
pratiquer de pénétration. Par exemple,
par des caresses au niveau des principales zones érogènes
ou sur tout le corps. Des frottements contre le pubis,
entre les cuisses ou les seins d’une fille peuvent
apporter du plaisir. Pour les filles, des caresses avec
un doigt humide, la bouche ou la langue, au niveau de
leur clitoris et sur l’ensemble de la vulve peuvent
leur procurer un orgasme.
On peut caresser
le pénis du garçon avec la main,
la langue ou la bouche (fellation). Une fille
ou un garçon ne sont pas toujours prêts
pour des relations sexuelles avec pénétration,
pour des raisons morales, de religion ou personnelles.
Les caresses, la masturbation peuvent aussi être
une façon de donner et de recevoir du plaisir.
retour au debut
Le
plaisir sexuel, c’est
quoi ?
C’est se donner et donner du plaisir avec son
corps, ses zones érogènes, ses organes
génitaux, par des caresses, des baisers, des
frottements, des pénétrations etc... La
sexualité est différente d’une personne
à l’autre. Les besoins, les envies et les
zones sensibles à l’excitation érotique
ne
sont pas les mêmes
pour tous. Beaucoup de filles par exemple disent qu’elles
ont besoin de caresses, d’attention et surtout
de temps pour atteindre l’orgasme. Les garçons
aussi ont besoin de tendresse et de caresses mais peut-être
sont-ils moins habitués à le dire.
Et l’orgasme dans
tout ça ?
Un orgasme c’est une sensation de plaisir très
intense pouvant se produire au cours d’un rapport
sexuel ou d’une masturbation. Cela n’arrive
pas lors de toutes les relations sexuelles ce qui
n'empêche
pas pour autant les partenaires de partager du
plaisir. En général, au moment de
l'orgasme, la respiration et le coeur s'accélèrent,
les muscles de la zone génitale se contractent.
Il se manifeste chez la fille par une dilatation
des organes génitaux. Chez le garçon,
il est souvent lié à l'éjaculation.
suivant
Qu’appelle-t-on
zones érogènes ?
Toutes les parties du corps peuvent être sources
de plaisir (érogènes) lorsqu’elles
sont caressées. Parmi les plus sensibles, il
y a bien sûr les parties génitales et beaucoup
d’autres endroits à découvrir sur
son propre corps comme celui de son ou de sa partenaire.
Il ne faut pas
hésiter à
guider l’autre dans cette recherche de sensibilité
variable pour chacun de nous.
En
quoi consiste la masturbation ?
La masturbation ce sont des caresses (souvent par va-et-vient,
frottement, pression…) au niveau des parties
génitales qui procurent du plaisir ou un orgasme.
La masturbation peut s'accompagner d'éjaculation
pour les garçons. Les caresses sont souvent accompagnées
d'images ou de scènes
érotiques
qui défilent dans la tête. Cette
pratique sexuelle solitaire ou en couple est assez
fréquente et peut contribuer à l'apprentissage
du plaisir. A l'âge de 18 ans, 93% des garçons
et 45% des filles déclarent s'être
déjà masturbés.
précédent
suivant
Comment
sait-on que son partenaire a du désir ?
L’expression du visage, le regard, l’attitude
sont les premiers signes évocateurs du désir.
Physiologiquement, si une fille ou un garçon
a un désir sexuel intense, le plus souvent sa
respiration et le rythme de son coeur s’accélèrent,
elle ou il peut rougir, être en sueur, la pointe
des seins peut durcir.
Chez
la fille, au
niveau de la vulve, le clitoris se raidit (c’est
une forme d’érection), les lèvres
gonflent et le vagin se dilate, un lubrifiant naturel
va progressivement tapisser l’intérieur
du sexe (les sécrétions vaginales), ce
qui facilitera la pénétration. Certains
appellent cela «mouiller». En cas d’insuffisance
ou d’absence de ce lubrifiant naturel, des douleurs,
des irritations, des saignements ou une rupture de préservatif
peuvent survenir. Chez
le garçon, le pénis
se raidit et s’allonge, le gland se décalotte
et rougit, cela s’appelle «bander».
Du liquide séminal
peut apparaître au bout du sexe.
retour au debut
Pourquoi
utiliser un préservatif ?
Les relations sexuelles, cela comporte aussi des risques
: risques liés aux Infections Sexuellement Transmissibles,
parmi lesquelles certaines peuvent entraîner la
stérilité, risque de contamination par
le VIH, risque de grossesse non désirée.
Masculin et féminin, les préservatifs
sont les seuls
moyens de se protéger
des Infections Sexuellement Transmissibles lors d’un
acte sexuel avec pénétration vaginale,
anale ou buccale même si dans ce dernier cas,
les risques de transmission du VIH sont plus faibles.
Avant de vous en passer, le mieux est de faire des tests
de dépistage afin de vérifier qu’aucun
des deux partenaires n’est atteint par le VIH
ou des IST. Dans ce cas, la fidélité doit
être réciproque et vous devrez utiliser
un autre type de contraceptif pour éviter toute
grossesse non désirée. En revanche l’utilisation
d'autres moyens contraceptifs ne protège ni des
IST,
ni de la contamination
par le VIH.
La
capote : si on en parlait ?
Être
responsable à deux, c’est encore
ça qui est le mieux. Pourquoi ne pas essayer
d’en parler ensemble avant, sans attendre
d’être dans le feu de l’action
? Ca paraît difficile. On craint la réaction
de l’autre. On manque de confiance en soi.
Dites vous que votre partenaire ressent
suivant
certainement les mêmes
choses que vous et attend souvent que vous en parliez
vous-même. Proposer l’utilisation du préservatif,
c’est avoir compris l’importance de se protéger
et de protéger l’autre : c’est avoir
un comportement responsable. Souvent le plus difficile
est d’aborder le sujet, après ça
va tout seul. Si vous n’osez pas en parler directement,
demandez-lui, par exemple, s’il a tout prévu
ou dites-lui que
vous avez ce qu’il faut. Mieux vaut ne pas attendre
le dernier moment pour en parler, mais c’est encore
possible de proposer un préservatif au tout début
de la relation sexuelle.
UNE CAPOTE POUR FEMMES,
ÇA EXISTE ?
En
polyuréthane lubrifié, une matière
très solide et qui transmet la chaleur, le préservatif
féminin est un nouveau moyen de se protéger
des IST et du VIH. C'est aussi un moyen de contraception.
Plus
large qu'un préservatif masculin, il se
place à l'intérieur
du vagin grâce à un anneau souple
et a l'avantage de pouvoir être mis quelques
heures avant un rapport sexuel.
Vous pourrez
le trouver dans certaines pharmacies et gratuitement
dans les Centres de planification ou d'éducation
familiale.
POURQUOI AJOUTER DU GEL
AU PRÉSERVATIF
?
Certains préservatifs ne sont pas assez
précédent
suivant
lubrifiés
et, lors d'une pénétration, l'ajout de
gel est parfois nécessaire. Lorsque vous constatez
une absence ou une insuffisance de lubrification naturelle
du vagin, ajouter du gel permet de réduire le
risque de rupture du préservatif, et donc le risque
de contamination par le VIH ou par une IST.
En cas de pénétration
anale, le gel est encore plus nécessaire.
Il
faut utiliser des gels à base d'eau. Il ne faut
jamais utiliser du beurre, de la vaseline, des pommades
ou des crèmes car ils fragilisent le préservatif.
Ca se met comment ?
Plus large qu’un préservatif masculin, le préservatif
féminin se place à l’intérieur du vagin grâce à un
anneau souple et a l’avantage de pouvoir être mis quelques heures
avant un rapport sexuel.
Pour
ce qui est du préservatif
masculin, il vous faut d’abord vérifier
que l’emballage est intact et que la date
de limite d’utilisation n’est pas
dépassée. Vérifiez également
que le préservatif présente la
norme NF ou CE, attestant de la conformité aux
normes françaises ou européennes.
Ne mettez le préservatif que quand le
pénis est en érection. Ouvrez l’emballage
avec précaution pour ne pas l’abîmer.
précédent
suivant
Veillez à
ne pas endommager les préservatifs avec vos ongles,
vos bagues ou tout autre objet coupant. Vérifiez
que la partie à dérouler se trouve à
l’extérieur. Pincez le réservoir
afin d’en chasser l’air. Placez-le au bout
de votre sexe et déroulez le jusqu’à
la base du pénis tout en maintenant le réservoir.
Vérifiez pendant l’acte que le préservatif
reste en place, sinon mettez un nouveau préservatif.
Enfin, retirez-vous
avant la fin de l'érection et jetez le préservatif
à la poubelle.
Où l'acheter ?
Vous pourrez trouver le préservatif féminin
dans certaines pharmacies et gratuitement dans les
Centres de planification ou d'éducation familiale.
Quant aux préservatifs masculins, vous avez
l’embarras
du choix : dans une grande surface, une pharmacie.
Vous trouverez également des distributeurs
automatiques dans les boîtes de nuits, sur les façades
des pharmacies, dans les stations de métro
et dans certains lycées, résidences
universitaires… Dans les Centres de planification ou d'éducation familiale, les préservatifs
sont gratuits, n’hésitez donc pas
à vous y rendre.
retour au debut
Quand
parle-t-on d’impuissance ?
L’impuissance est un dysfonctionnement érectile
se traduisant par une rigidité insuffisante des
corps caverneux pour permettre le déroulement
normal du rapport sexuel. Les hommes ont parfois du
mal à obtenir ou maintenir une érection.
La fatigue, le stress, l'alcool
ou une maladie peuvent
être à l'origine de ces troubles passagers
ou non. Il s'agit de réagir avant de tomber dans
un véritable cercle vicieux. La hantise de l'échec
contribue à alimenter les dysfonctionnements.
Ce n'est pas un déshonneur d'avoir une panne.
Quand parle-t-on de
frigidité ?
La frigidité, c’est ne pas ressentir de
plaisir lors d’un acte sexuel. Ce terme s’applique
exclusivement à la sexualité féminine.
De nombreuses
raisons peuvent expliquer cette situation comme
des soucis ou une absence de sentiments ou de
désir, mais le plus souvent, la frigidité
n’est pas définitive et les choses
s’arrangent avec le temps, en en parlant
(avec son ou sa partenaire par exemple ou des
personnes de confiance). Lors des premières
expériences sexuelles, il peut arriver
que les filles éprouvent peu ou pas de
plaisir, mais ce n’est pas pour cela qu’elles
sont frigides.
suivant
Quand
parle-t-on d’éjaculation précoce
?
On parle d’éjaculation précoce,
ou prématurée quand l'éjaculation
survient trop vite, lorsque l'orgasme se produit en
tant qu'acte réflexe, c'est-à-dire lorsqu'il
échappe au contrôle volontaire du garçon.
Il ne s’agit pas d’une maladie. L'homme
qui éjacule rapidement
fonctionne sexuellement
bien, mais possède une excitabilité plus
importante que les autres. La plupart des hommes en
sont victimes lors de leurs premiers rapports sexuels.
Ce phénomène toucherait 30 à 40%
des hommes. Pour une grande majorité d’entre
eux, le contrôle de l'excitation va se faire au
fil des expériences sexuelles.